Vivace naine de la famille des Primulacées, variété endémique des Alpes franco-italiennes, concentrée principalement dans le massif du Briançonnais, le Queyras et les vallées adjacentes du Piémont, sur pelouses alpines, rocailles et éboulis granitiques entre 1 800 et 3 000 mètres d'altitude. Cette endémique à aire restreinte se distingue de la variété type Androsace carnea var. carnea — dont le nom évoque sans ambiguïté les fleurs roses à rose carné — par la couleur blanche de ses fleurs, caractère le plus immédiatement visible et le plus diagnostique, ainsi que par des feuilles légèrement plus larges et un port de touffe un peu différent.
Elle forme des touffes denses composées de nombreuses petites rosettes serrées, les feuilles étroitement lancéolées à linéaires, ciliées sur les bords, d'un vert frais et sombre, donnant à l'ensemble un aspect de coussin compact et régulier. Les hampes florales, courtes et dressées, portent de petites ombelles de fleurs en soucoupe à cinq pétales d'un blanc pur, ornées d'un œil jaune central caractéristique du genre, qui demeure jaune tout au long de la floraison. Celle-ci intervient de juin à juillet selon l'altitude.
En culture, elle exige un substrat acide à neutre, très bien drainé, composé de granit concassé et de terre de bruyère, une exposition en plein soleil avec une protection contre l'humidité hivernale excessive. Elle est typiquement cultivée en pot ou en auge de granit, et constitue une plante de spécialiste appréciée dans les collections alpines pour son caractère endémique, la pureté de ses fleurs blanches sur feuillage vert sombre, et son charme discret.