Asplenium ceterach

Asplenium ceterach
Asplenium ceterach

- photographié en Corse -

Vivace de la famille des Aspléniacées, cette fougère est largement distribuée à travers l'Europe méridionale et centrale, le bassin méditerranéen, l'Asie occidentale et le Caucase. Elle colonise les fissures de rochers, les vieux murs, les murets de pierre sèche et les éboulis rocheux ensoleillés, principalement sur substrats calcaires, depuis le niveau de la mer jusqu'à environ 2 000 mètres d'altitude.

Elle forme de petites rosettes denses et arquées, de 5 à 20 cm de hauteur, aux frondes pennatiséquées, coriaces, d'un vert moyen à vert foncé sur la face supérieure et entièrement recouvertes sur la face inférieure d'écailles argentées à roussâtres imbriquées, qui masquent complètement les sores et confèrent à la plante son aspect le plus distinctif. En période de sécheresse, les frondes s'enroulent sur elles-mêmes, exposant leur face écailleuse blanchâtre, et la plante entre dans un état de vie ralentie dont elle sort remarquablement vite dès le retour de l'humidité.

Cette capacité de reviviscence, exceptionnelle chez les fougères, lui valut une réputation médicinale dès l'Antiquité : utilisée en décoction contre les affections du foie et de la rate, elle porta longtemps le nom populaire de doradille ou herbe dorée. Dans son milieu naturel, la sporulation intervient de juin à septembre.

En culture, elle demande un substrat calcaire très drainé, une exposition ensoleillée à mi-ombre et supporte des périodes de sécheresse prolongées une fois établie. Elle s'intègre naturellement dans les murets de pierre et les jardins de rocaille secs.