Sous-arbrisseau vivace de la famille des Astéracées, Celmisia walkeri est endémique de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, où elle occupe les rocailles alpines, les fellfields et les éboulis stables sur substrats bien drainés, à des altitudes généralement comprises entre 1 000 et 1 800 mètres.
Elle forme un coussin dense et ramifié, haut de 10 à 20 centimètres, à tiges ligneuses persistantes portant des rosettes terminales serrées de petites feuilles lancéolées, vert vif, légèrement ciliées sur les marges. Son feuillage est remarquablement vert et peu tomenteux au regard de la plupart des espèces du genre, ce qui lui confère un aspect plus frais et moins argenté, immédiatement distinctif au sein des Celmisia de rocaille.
Les capitules sont portés sur des pédoncules dressés, feuillés, légèrement glanduleux. Les ligules sont blanches, nombreuses et étroites, disposées en rayons généreux autour d'un disque jaune vif bien délimité, formant des fleurs d'une netteté et d'une luminosité particulières. Les boutons floraux présentent un involucre visiblement glanduleux-pubescent.
Dans son milieu naturel, la floraison s'étend de décembre à février. En culture sous nos latitudes, elle intervient généralement en juin-juillet.
Elle requiert un drainage excellent, une exposition en plein soleil et une protection contre l'humidité hivernale stagnante. Son port compact et son feuillage vert inhabituel en font une espèce particulièrement intéressante pour la rocaille alpine.