Vivace de la famille des Astéracées, cette sous-espèce est endémique de Grèce, où elle croît sur les rochers calcaires, les éboulis et les pelouses sèches d'altitude, principalement dans les massifs montagneux du Péloponnèse et de Grèce centrale, entre 800 et 1 800 mètres environ. Elle appartient à un groupe d'espèces acaules ou subacaules caractéristiques des milieux rocheux méditerranéo-montagnards.
Son port est remarquablement trapu et ramassé : la plante forme une rosette basse, presque aplatie contre le sol, sans tige dressée notable. Les feuilles sont pennatilobées à pennatiséquées, vert moyen, légèrement grisâtres et pubescentes, à texture souple. Le capitule, sessile ou presque, émerge directement du cœur de la rosette, posé au ras du feuillage.
C'est l'involucre qui retient immédiatement l'attention : les écailles sont gonflées, brun-noir à noirâtres, luisantes, armées d'épines rayonnantes rigides, formant une structure compacte et presque sphérique d'aspect cuirassé, évoquant davantage un oursin qu'un involucre de centaurée. De cet ensemble hérissé jaillissent des fleurs tubuleuses d'un rose-pourpre vif à magenta intense, aux étamines coiffées de petits pompons blancs bien visibles, créant un contraste saisissant avec le noir de l'involucre.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de mai à juillet selon l'altitude. En culture, elle exige un drainage absolu, un substrat calcaire pauvre et caillouteux, et le plein soleil. Elle se cultive avantageusement en pot ou en bac alpin, à l'abri de l'humidité hivernale excessive. Une des centaurées les plus spectaculaires pour la rocaille alpine.