Vivace de la famille des Astéracées, cette espèce est un endémique strict de la Communauté valencienne, en Espagne orientale, où elle est connue de quelques stations rupicoles sur calcaire, dans les reliefs précotyens et ibériques. Elle figure parmi les espèces végétales les plus menacées de la péninsule ibérique, inscrite aux listes de protection espagnoles et européennes.
Elle forme des touffes buissonnantes, ligneuses à la base, atteignant 30 à 60 centimètres de hauteur, aux tiges dressées à légèrement arquées. Les feuilles sont entières à légèrement dentées, oblongues à lancéolées, d'un vert grisâtre à blanchâtre sur la face inférieure en raison d'un indument tomenteux caractéristique, qui participe à l'adaptation de la plante aux conditions xériques et ensoleillées de son milieu naturel.
Les capitules, portés solitairement ou en petit nombre au sommet des tiges, présentent des fleurs tubuleuses d'un rose-lilas à rose vif, entourées d'un involucre aux bractées à appendices frangés, caractéristiques du genre Cheirolophus. Cet ornement frangé des bractées, visible même en dehors de la floraison, est l'un des traits les plus distinctifs et élégants de la plante.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de mai à juillet.
Sa rareté extrême en fait une espèce rarement disponible en culture. Elle demande un substrat calcaire, très bien drainé, en plein soleil, et supporte la sécheresse estivale. Elle convient aux rocailles méditerranéennes et aux jardins conservatoires dédiés aux espèces menacées.