Arbuste de la famille des Cistacées, le ciste de Montpellier est largement répandu dans tout le bassin méditerranéen, de la péninsule Ibérique jusqu'en Grèce et en Afrique du Nord, avec une présence notable dans le sud de la France, en Corse et en Sardaigne. Il colonise les garrigues sèches, les maquis ouverts, les pentes rocailleuses et les pinèdes claires, sur substrats variés, siliceux ou calcaires, du niveau de la mer jusqu'à environ 800 mètres. Il est particulièrement abondant sur les sols pauvres, acides et bien drainés, en pleine exposition solaire.
C'est un arbuste dressé et ramifié, atteignant 50 à 100 centimètres de hauteur. Les feuilles sont étroitement lancéolées à linéaires, vert sombre et très visqueuses sur leur face supérieure, à trois nervures bien marquées, enroulées sur les bords par temps sec. Cette viscosité prononcée est l'un des caractères les plus immédiatement perceptibles de l'espèce : au moindre contact, les rameaux et les feuilles collent aux doigts et libèrent un parfum résineux intense et caractéristique.
Les fleurs sont blanc pur, à cinq pétales froissés sans tache basale, centrées d'un dense bouquet d'étamines jaunes. Petites et délicates, elles sont produites en grande quantité le long des rameaux.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de mars à juin selon l'altitude et l'exposition. En culture, elle débute souvent dès février-mars dans les régions douces.
En culture, il requiert un sol parfaitement drainé, sec, pauvre, en plein soleil. Sa rusticité est limitée, les gels sévères et prolongés lui étant défavorables au-delà de -8 à -10°C.