Arbuste nain vivace, toujours vert, appartenant à la famille des Renonculacées, Clematis marmoraria est originaire de Nouvelle-Zélande, où elle est strictement endémique des montagnes du nord-ouest de la région de Nelson, dans l'île du Sud. Elle n'a été découverte qu'en 1973, ce qui en fait l'une des acquisitions les plus récentes de la flore alpine néo-zélandaise.
Elle pousse dans les fissures et éboulis de roches calcaires et marbreuses, entre 1 200 et 1 800 mètres d'altitude environ, dans des conditions de drainage parfait et d'exposition vive. Elle forme de petits coussins denses et compacts, rarement plus hauts que 10 à 15 centimètres, au feuillage persistant très découpé, d'un vert sombre et luisant, à texture presque ferulacée, qui constitue en lui-même un élément décoratif permanent.
L'espèce est dioïque : les pieds mâles et femelles sont distincts. Les fleurs mâles, portées sur de courts pédoncules, s'ouvrent largement en étoile, leurs tépales blanc crème encadrant un centre fourni d'étamines dressées, jaune à jaune-vert, rayonnantes et lumineuses. Les fleurs femelles, de taille comparable, présentent au centre un bouquet compact de carpelles verts, plus discret, donnant au cœur de la fleur un aspect mat et globuleux. Dans son milieu naturel, la floraison s'étend de novembre à janvier, ce qui correspond à l'été austral. En culture sous nos latitudes, elle fleurit en mars-avril.
Sa culture exige un drainage absolu, un substrat minéral pauvre, calcaire de préférence, et une exposition ensoleillée avec protection contre l'humidité hivernale stagnante. Elle se cultive idéalement en pot dans une serre froide ou en rocaille très drainante à l'abri des pluies hivernales excessives. Pour obtenir des fruits et donc des graines viables, il est nécessaire de disposer d'un pied de chaque sexe.