Hybride naturel et de culture entre Dryas octopetala et Dryas drummondii, de la famille des Rosacées, il associe les caractères des deux parents tout en présentant une personnalité propre bien reconnaissable. On le rencontre spontanément dans certaines zones de contact entre les deux espèces parentes, en Amérique du Nord, et il est également reproduit en culture pour l'horticulture alpine.
Comme Dryas octopetala, il forme un tapis rampant et dense, de 10 à 15 cm de hauteur, aux feuilles persistantes, ovales, crénelées, vertes et luisantes dessus, blanchâtres et tomenteuses dessous. C'est à la fleur que l'hybride se trahit le mieux : les boutons sont nettement penchés et d'un jaune crème hérité de Dryas drummondii, puis la fleur s'ouvre en se redressant partiellement pour révéler des pétales blanc crème légèrement teintés de jaune pâle à la base, intermédiaires entre le blanc pur de l'un et le jaune franc de l'autre parent. Les têtes fruitières plumeuses, argentées, sont tout aussi ornementales qu'elles le sont chez octopetala.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de juin à août. En culture sous climat tempéré, elle intervient généralement en mai-juin.
Il partage les mêmes exigences culturales que Dryas octopetala : sol bien drainé, de préférence calcaire, pauvre, plein soleil, et bonne rusticité hivernale. Il redoute l'humidité stagnante. Sa vigueur légèrement supérieure à celle du parent octopetala en fait parfois un choix privilégié pour couvrir rapidement de larges surfaces en rocaille.