Vivace de la famille des Gesnériacées, Ramonda myconi est une espèce endémique des Pyrénées, présente des deux côtés de la chaîne, de la Catalogne espagnole jusqu'aux Pyrénées-Atlantiques françaises. Elle colonise les parois rocheuses ombragées, les fissures de rochers calcaires ou siliceux et les éboulis stabilisés, entre 400 et 2 000 mètres environ, presque toujours à l'abri de l'ensoleillement direct.
Elle forme une rosette aplatie, sans tige, de 5 à 10 cm de hauteur, serrée contre le rocher. Les feuilles, ovales à obovales, sont épaisses, ridées-bullées, couvertes d'une pilosité dense et roussâtre qui leur confère une texture veloutée très caractéristique ; leurs marges sont crénelées.
Les fleurs, portées par des hampes grêles et pourpres de 8 à 15 cm, s'épanouissent en corolles étalées à quatre ou cinq pétales d'un violet-lilas vif, avec un anneau jaune vif cerclant un cône d'étamines orange au centre. Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de mai à juillet selon l'altitude. En culture, elle fleurit généralement en mai-juin.
Cette plante possède une remarquable capacité de reviviscence : ses rosettes peuvent se dessécher complètement en période de sécheresse puis reprendre une activité normale après réhydratation, une adaptation rare chez les plantes vasculaires.
En culture, elle exige une exposition ombragée à mi-ombragée, une excellente drainage, et une plantation de préférence en position inclinée ou verticale dans une fissure de rocaille, afin d'éviter la stagnation de l'eau au cœur de la rosette. Elle supporte bien le calcaire.