Arbuste nain de la famille des Éricacées, issu de l'espèce type originaire du Yunnan, du Tibet sud-oriental et de la Birmanie septentrionale, où elle occupe les landes alpines, les pentes rocailleuses et les marges de forêts entre 3 000 et 4 500 mètres environ. Ce cultivar correspond aux plantes les plus naines et les plus compactes de l'espèce.
Il forme un petit buisson très dense et arrondi, à croissance extrêmement lente, ne dépassant généralement pas 20 à 30 cm de hauteur. Les feuilles sont minuscules, ovales, vert foncé et légèrement luisantes sur la face supérieure, écailleuses en dessous, rappelant par leur taille et leur disposition celles d'une myrtille — d'où le nom du cultivar.
Les fleurs sont la signature immédiatement reconnaissable de l'espèce au sein du genre : portées individuellement sur de fins pédicelles dressés et glanduleux, elles se présentent en cloche allongée et penchée, à lobes réfléchis, d'un rose-lilas délicat à rose-pourpré, avec les étamines saillantes bien visibles. Cette fleur en cloche suspendue au bout de son pédoncule fin est un caractère tout à fait singulier parmi les rhododendrons nains. Dans son milieu naturel, la floraison de l'espèce s'étend de juin à juillet. En culture, elle intervient généralement en mai-juin.
Il exige un sol acide, humifère, frais et bien drainé, sans calcaire, en exposition mi-ombragée ou avec une protection contre le soleil de midi. Sa rusticité est correcte en sol bien drainé, mais les jeunes pousses peuvent être sensibles aux gelées tardives.