Vivace de la famille des Crassulacées, largement répandu en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord, naturalisé dans de nombreuses autres régions du monde.
Dans son milieu naturel, il colonise les milieux les plus ingrats : rocailles, murs, toits, sables, pelouses sèches sur calcaire ou silice, talus exposés et fissures de rochers, depuis le niveau de la mer jusqu'à des altitudes parfois supérieures à 2 000 mètres dans les massifs européens.
Il forme des tapis denses et rampants, rarement plus hauts que 5 à 10 cm, constitués de tiges ramifiées serrées, entièrement couvertes de petites feuilles charnues, ovales, d'un vert vif, disposées en spirale et imbriquées les unes contre les autres. Ce feuillage succulent persiste en hiver, prenant parfois des teintes légèrement rougeâtres par temps froid.
Les fleurs, d'un jaune vif à jaune-vert lumineux, sont étoilées à cinq pétales et se regroupent en cymes terminales qui envahissent le tapis au point d'en masquer presque entièrement le feuillage. Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de mai à juillet selon l'altitude et l'exposition ; en culture, elle intervient généralement en mai-juin.
Son épithète spécifique, acre, rappelle la saveur âcre et brûlante de ses feuilles, due à des alcaloïdes ; la plante est d'ailleurs considérée comme légèrement toxique et était autrefois utilisée en médecine populaire à très petites doses, notamment comme vésicant externe, usage aujourd'hui abandonné.
En culture, il se montre d'une sobriété absolue : tout sol drainant, pauvre, en plein soleil lui convient. Il supporte la sécheresse prolongée, les substrats squelettiques et les expositions brûlantes. Sa vigueur en fait un excellent couvre-sol pour rocailles, joints de dallage et murets, mais il peut se montrer envahissant dans les compositions délicates.