Vivace succulente de la famille des Crassulacées, endémique des Alpes occidentales, principalement du versant italien et des vallées internes du Piémont et du Val d'Aoste. Elle colonise les rochers siliceux, les éboulis et les fissures de parois ensoleillées, généralement entre 1 800 et 3 000 mètres, sur substrats acides à neutres.
Les rosettes, de taille moyenne à grande, 4 à 10 cm de diamètre, sont composées de feuilles charnues, larges, ovales-spatulées, d'un vert vif et brillant, légèrement glanduleuses et collantes au toucher, avec une pointe mucronée souvent teintée de brun-rouge. Cette texture gluante, perceptible dès qu'on effleure le feuillage, est l'un des caractères distinctifs les plus immédiats de l'espèce au sein du genre. Les touffes se développent en coussins lâches, par stolons assez longs.
Les fleurs sont remarquables par leur taille, les plus grandes du genre selon Flora Europaea, ce que le nom grandiflorum annonce sans ambiguïté. Elles sont étoilées, à nombreux pétales étroits, d'un jaune pâle à blanc-crème parcouru d'une nervure centrale pourpre-violacée bien marquée, avec un cœur vert et des étamines à anthères foncées. L'inflorescence, dense et très fournie, couronne une tige de 15 à 25 cm habillée de feuilles engainantes.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de juillet à août. En culture, elle intervient généralement en juin-juillet selon l'altitude et l'exposition.
Elle se cultive en plein soleil ou en légère mi-ombre, en substrat drainé plutôt acide à neutre, pauvre en calcaire. Rustique, elle tolère bien le froid sec hivernal mais préfère être protégée de l'humidité stagnante en saison froide.