Anthemis cotula

Anthemis cotula Anthemis cotula
Anthemis cotula Anthemis cotula

Anthemis cotula, la camomille puante ou anthémis fétide, est une annuelle de la famille des Astéracées. Présente dans toute l'Europe tempérée, elle est répandue en France dans la plupart des régions, quoique moins commune qu'autrefois dans les zones de grande culture intensive. En Île-de-France, elle reste observable sur les marges de champs et les bords de chemins agricoles.

Elle occupe les sols remaniés, les bords de cultures, les chemins empierrés et les décombres, généralement sur substrats argileux ou limoneux compactés, parfois un peu humides. Les photographies montrent des individus installés en touffe dense en bordure d'un chemin agricole, dans une végétation nitrophile mêlée de rumex et de graminées estivales, milieu fréquent sur le plateau autour de Luzarches en été.

La plante forme une touffe étalée, très ramifiée dès la base, atteignant 20 à 50 centimètres. Les tiges sont grêles, dressées ou ascendantes. Le feuillage est très finement découpé, deux à trois fois pennatifide, à lobes linéaires étroits, d'un vert assez pâle, ce que la photographie de détail illustre bien avec ces segments filiformes caractéristiques. Froissées, les feuilles dégagent une odeur forte et désagréable, âcre, qui suffit à identifier l'espèce sans hésitation et lui vaut ses noms vernaculaires.

Les capitules sont nombreux, portés par de longs pédoncules grêles. Les ligules périphériques sont blanches, étalées horizontalement ou légèrement réfléchies vers le bas en fin de floraison, entourant un réceptacle central hémisphérique puis conique assez bombé, jaune vif. Ce réceptacle nettement convexe, bien visible sur les photographies, est un caractère utile pour distinguer cette espèce de la matricaire camomille avec laquelle elle est souvent confondue. Le réceptacle de la matricaire est creux à la coupe, celui d'Anthemis cotula est plein et solide.

Dans la nature, sa floraison s'étend de juin à septembre.

Autrefois considérée comme une adventice commune des moissons, la camomille puante a nettement régressé avec l'évolution des pratiques agricoles, et sa présence en abondance sur un bord de champ est aujourd'hui moins banale qu'elle ne l'était au siècle dernier. Elle contient des lactones sesquiterpéniques susceptibles de provoquer des dermatites de contact chez certaines personnes qui la manipulent, ce qui la distingue également de la matricaire odorante, réputée inoffensive.