Anthriscus sylvestris

Anthriscus sylvestris Anthriscus sylvestris Anthriscus sylvestris
Anthriscus sylvestris Anthriscus sylvestris Anthriscus sylvestris
Anthriscus sylvestris Anthriscus sylvestris Anthriscus sylvestris
Anthriscus sylvestris
Anthriscus sylvestris

Anthriscus sylvestris, le cerfeuil des bois ou cerfeuil sauvage, est une vivace de la famille des Apiacées. Commune dans toute l'Europe tempérée, elle est abondante en France dans la quasi-totalité des régions. En Île-de-France, elle figure parmi les ombellifères les plus fréquentes du printemps, souvent une des premières à blanchir les lisières et les fossés dès avril.

Elle affectionne les sols frais, riches en azote, légèrement ombragés ou en demi-ombre. Lisières forestières, haies, bords de chemins creux, talus herbeux et fossés constituent ses milieux de prédilection. Dans le secteur de Luzarches, elle est observable sur les lisières de la forêt de Chantilly, le long des chemins qui bordent les vallons et les zones bocagères, et au bord des ruisseaux comme l'Ysieux. Les photographies panoramiques illustrent bien sa tendance à former des masses denses et étendues en lisière de haies, dominant parfois la végétation herbacée de plusieurs dizaines de centimètres.

La plante atteint couramment 60 à 120 centimètres, parfois davantage en conditions favorables. Les tiges sont creuses, légèrement striées, velues à la base, souvent teintées de pourpre sombre vers les nœuds, ce qui constitue un repère utile sur le terrain. Les feuilles sont deux à trois fois pennatiséquées, à folioles ovales profondément découpées et dentées, d'un vert vif et brillant, douces au toucher, dégageant une légère odeur anisée lorsqu'on les froisse. Les photographies de feuillage montrent bien cette texture souple et cette découpe élégante, assez caractéristique une fois qu'on l'a observée.

Les ombelles sont composées, à rayons nombreux, portant de petites fleurs blanches à cinq pétales dont les extérieurs sont légèrement inégaux, rayonnants. L'ensemble forme des plateaux blancs légers et aériens, très visibles de loin en lisière. Les bractéoles de l'involucelle, bien visibles à la loupe, sont réfléchies vers le bas, caractère utile pour la distinction des espèces voisines. Les fruits sont allongés, lisses, luisants, noirs à maturité, à bec court, très différents de ceux du cerfeuil cultivé et encore plus de la grande ciguë.

Dans la nature, sa floraison s'étend d'avril à juin.

Le cerfeuil des bois ne présente aucun intérêt aromatique et ne se consomme pas, contrairement au cerfeuil cultivé des jardins auquel il peut ressembler au stade végétatif. Dans le même groupe des ombellifères blanches, la grande ciguë, Conium maculatum, se reconnaît sans trop de peine à ses tiges maculées de taches pourpres irrégulières, son port imposant, et une odeur fétide qui se dégage dès qu'on froisse ses feuilles ou sa tige.

Sur les bords de chemins ombragés du secteur, le cerfeuil des bois pousse souvent mêlé à l'alliaire, à l'ortie et à d'autres espèces nitrophiles de début de printemps. Ces franges végétales denses, caractéristiques des lisières non fauchées de la région, constituent l'un de ses habitats de prédilection.