Anthyllis vulneraria

Anthyllis vulneraria Anthyllis vulneraria
Anthyllis vulneraria

Anthyllis vulneraria, la vulnéraire commune ou trèfle jaune des sables, est une vivace de la famille des Fabacées. Elle est répandue dans toute l'Europe, des côtes atlantiques aux massifs montagneux, sur une grande variété de substrats calcaires ou sableux bien drainés. En Île-de-France, elle est présente mais localisée, liée aux pelouses et coteaux calcaires qui subsistent sur les buttes et versants exposés.

Dans le secteur de Luzarches, elle trouve son habitat sur les coteaux calcaires ensoleillés, les pelouses sèches peu fertilisées et les talus exposés au sud, milieux qui persistent çà et là sur les versants du plateau et aux abords des buttes. Elle supporte bien les sols pauvres, peu profonds, chauds en été, où la concurrence végétale reste limitée.

La plante forme des touffes basses et étalées, atteignant 15 à 35 centimètres. Les feuilles sont imparipennées, à folioles étroites et inégales, la terminale nettement plus grande que les latérales, couvertes d'un fin duvet soyeux argenté qui leur donne un reflet pâle caractéristique. Les tiges sont également soyeuses. Les fleurs sont groupées en têtes globuleuses géminées au sommet des tiges, entourées d'un involucre de bractées découpées. Le calice est très développé, gonflé, cotonneux et blanchâtre, persistant après la floraison et prenant alors des teintes rousses à orangées bien visibles sur les photographies, qui montrent à la fois des fleurs fraîches jaune vif et des corolles fanées brun-orangé en fin de cycle au sein de la même tête florale. Cette coexistence de jaune et de roux dans les capitules est l'un des traits les plus immédiatement reconnaissables de l'espèce sur le terrain.

Les fleurs papilionacées sont d'un jaune franc, parfois orangé, rarement crème selon les populations. En France, des sous-espèces à fleurs rouges ou bicolores existent dans d'autres régions, notamment sur les côtes et dans les montagnes, mais la forme à fleurs jaunes est la plus commune en Île-de-France.

Dans la nature, sa floraison s'étend de mai à août.

Le nom de vulnéraire renvoie à un usage traditionnel anciennement répandu en Europe, la plante étant appliquée sur les plaies et contusions. Cet usage est mentionné par de nombreux botanistes depuis le seizième siècle et s'est transmis dans les campagnes bien au-delà des cercles savants.

Sur le plan écologique, Anthyllis vulneraria est la plante-hôte de la chenille du bleu du croissant, Polyommatus dorylas, et de plusieurs autres lépidoptères des pelouses calcaires, ce qui en fait une espèce à valeur patrimoniale au-delà de sa seule présence botanique.