Aster sp.
Cet aster à ligules mauves à lilas appartient très vraisemblablement au complexe de Symphyotrichum novi-belgii, l'aster de la Nouvelle-Belgique, anciennement Aster novi-belgii, vivace de la famille des Astéracées originaire de la côte est de l'Amérique du Nord. Comme pour le précédent, la détermination précise à l'espèce ou à la variété reste délicate sur photographies, d'autant que ces asters nord-américains s'hybrident fréquemment entre eux et avec d'autres taxons du même groupe. Ce qui est certain ici, c'est la couleur des ligules, nettement mauves à lilas pâle, qui le distingue d'emblée de l'aster à fleurs blanches présenté précédemment, et la taille des capitules, sensiblement plus grande.
La répartition et l'écologie de cet aster sont comparables à celles du précédent. Naturalisé dans toute l'Europe tempérée après s'être échappé des jardins où il était cultivé comme plante ornementale dès le dix-septième siècle, il colonise les mêmes milieux frais et perturbés, berges de cours d'eau, fossés, friches humides, lisières de zones alluviales. Aux alentours de Luzarches, les bords de l'Ysieux et les secteurs humides associés constituent son habitat de prédilection, et les photographies de port général montrent des peuplements denses mêlant manifestement plusieurs individus et peut-être plusieurs taxons voisins, ce qui est fréquent dans ce type de stations.
Le port est dressé, buissonnant, pouvant atteindre un mètre à un mètre vingt. Les tiges sont fortement teintées de rouge sombre à pourpre, comme on le voit nettement sur la première photographie, où la tige principale contraste avec le feuillage vert. Les feuilles sont lancéolées, sessiles, à base légèrement embrassante, à marge faiblement dentée. Les capitules sont portés par de courtes ramifications le long des tiges supérieures, formant une grappe allongée assez caractéristique. Les ligules sont au nombre d'une trentaine environ par capitule, d'un mauve lilas assez régulier, entourant un disque jaune vif qui prend des teintes rougeâtres à pourpres sur les capitules âgés, bien visible sur la photographie de détail.
Dans la nature, sa floraison s'étend de septembre à novembre.
Comme les autres asters nord-américains naturalisés, cette plante est considérée comme potentiellement envahissante dans les milieux humides et fait l'objet d'une surveillance dans le cadre des inventaires de flore exotique en Île-de-France. Sa valeur mellifère en fin de saison est réelle, les capitules étant abondamment visités par les abeilles, les bourdons et les papillons encore actifs en automne, mais cela ne modifie pas son statut écologique de néophyte en expansion.