Duchesnea indica

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Duchesnea indica — potentille faux-fraisier, fraisier des Indes

Vivace de la famille des Rosacées, originaire d'Asie du Sud et du Sud-Est, la potentille faux-fraisier s'est naturalisée dans de nombreuses régions tempérées du monde depuis son introduction en Europe comme plante ornementale au cours du dix-neuvième siècle. En France, elle est aujourd'hui considérée comme naturalisée et parfois invasive localement, bien établie dans une grande partie du territoire, notamment en Île-de-France où elle figure parmi les espèces exotiques à surveiller selon les bases de données régionales. Son statut exact dans la flore locale mérite d'être vérifié au cas par cas, les données d'inventaire la signalant de façon croissante dans les milieux anthropisés de la région parisienne.

Autour de Luzarches, elle se rencontre volontiers en bordure des chemins ombragés, dans les ourlets herbeux des haies et des lisières, sur les talus frais, dans les jardins et parcs anciens, et plus généralement dans tout milieu herbacé un peu ombragé et à sol meuble. Elle tolère une large gamme de conditions, du mi-ombre à l'ombre assez dense, et s'accommode aussi bien des sols compactés que des terres fraîchement remuées.

Le port est strictement rampant et stolonifère, très semblable à celui du fraisier sauvage Fragaria vesca avec lequel elle cohabite fréquemment et que le promeneur non averti confond aisément au premier regard. Les stolons s'allongent horizontalement sur le sol, s'enracinant aux nœuds et formant des tapis denses qui peuvent couvrir plusieurs mètres carrés en peu de saisons. Les feuilles sont trifoliolées, à folioles ovales à obovales, nettement crénelées, d'un vert soutenu à légèrement glauque, couvertes de poils apprimés sur les deux faces. Leur texture gaufrée et leur reflet bleuté légèrement mat les distinguent souvent du fraisier sauvage dont les feuilles sont plus nettement vertes et plus brillantes, mais la distinction reste délicate sur terrain humide.

Le critère de reconnaissance le plus immédiat est la couleur des fleurs. Là où le fraisier sauvage produit des fleurs blanches, la potentille faux-fraisier ouvre des fleurs jaunes à cinq pétales arrondis, portées solitairement sur de longs pédoncules grêles et velus. Le calice est doublé d'un épicalice à sépales bien développés, souvent plus larges que les sépales eux-mêmes et nettement dentés, qui dépassent la corolle ouverte et forment une collerette verte visible sur les photographies. Ce détail de l'épicalice élargi, combiné à la fleur jaune, suffit à identifier la plante sans ambiguïté.

Le faux-fruit qui succède à la fleur est l'autre élément distinctif. Il ressemble à une petite fraise rouge vif, globuleuse, dressée sur son pédoncule, de taille nettement inférieure à une fraise des bois. Sa surface porte de petits akènes rouges saillants qui lui donnent un aspect grenu et luisant très particulier. Contrairement à la fraise, ce faux-fruit est insipide et sans intérêt gustatif, bien que non toxique. Il reste longtemps sur la plante après maturité, ce qui le rend très visible et attire parfois l'attention des enfants ou des promeneurs peu familiers de l'espèce.

Dans la nature, sa floraison s'étend d'avril à septembre, avec un pic au printemps et une reprise possible en automne selon les conditions.

La ressemblance avec le fraisier sauvage a été source de déception pour bien des cueilleurs depuis l'installation de la plante en Europe. Les deux espèces se croisent parfois dans les mêmes talus et lisières, ce qui renforce la confusion. Un coup d'œil à la couleur de la fleur, jaune pour la potentille et blanche pour la fraise, permet de trancher instantanément.