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Lonicera xylosteum

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Lonicera xylosteum — chèvrefeuille des haies, camerisier à balais

Arbuste dressé vivace de la famille des Caprifoliacées, le chèvrefeuille des haies est présent dans toute l'Europe tempérée, de la France jusqu'en Russie et en Sibérie occidentale, avec une préférence marquée pour les sols calcaires. En France, il est répandu dans les régions de plateaux et de plaines, plus rare dans le Midi méditerranéen. Les données Florif le signalent régulièrement en Île-de-France, notamment dans le Val-d'Oise et l'Oise, où les massifs forestiers calcaires lui offrent des conditions favorables.

Autour de Luzarches, c'est un arbuste caractéristique des lisières et des haies sur calcaire, que l'on rencontre en bordure de la forêt de Chantilly, dans les taillis clairs et les haies bocagères des coteaux. Il apprécie particulièrement les sols humifères frais à légèrement secs, bien pourvus en bases, et s'installe volontiers à l'ombre ou en demi-ombre des lisières. Il forme souvent des buissons denses et emmêlés dans les haies anciennes.

Contrairement au chèvrefeuille des bois décrit précédemment, celui-ci ne grimpe pas. C'est un arbuste franchement dressé, ramifié dès la base, pouvant atteindre un à deux mètres de hauteur. Les rameaux sont nettement pubescents, souvent colorés de rouge à pourpre sombre sur la face exposée, ce qui est bien visible sur plusieurs photographies et constitue un repère utile sur le terrain. Les feuilles sont opposées, ovales à elliptiques, mollement velues sur les deux faces, d'un vert mat assez terne, sans le glauque bleuté de la face inférieure du chèvrefeuille des bois. Les fleurs sont portées par deux, sur un pédoncule commun axillaire assez court, ce qui les distingue immédiatement de Lonicera periclymenum dont les fleurs forment des verticilles terminaux. Chaque fleur est petite, tubulaire, bilabiée, blanche à crème légèrement rosée, avec des étamines à anthères orangées bien visibles dépassant du tube. Les boutons sont souvent roses assez soutenus avant l'anthèse, comme le montrent plusieurs images. Les fruits sont de petites baies rouge vif, portées par paires sur le même pédoncule, luisantes et très décoratives en été et en automne. La dernière photographie illustre bien cette disposition caractéristique des baies. Ces fruits sont toxiques pour l'homme et peuvent provoquer des troubles digestifs sérieux, ce qui est signalé de longue date dans les ouvrages de botanique et les herbiers anciens.

Dans la nature, sa floraison s'étend de mai à juin.

Le parfum des fleurs est discret, sans commune mesure avec celui du chèvrefeuille des bois, et la pollinisation est assurée par des abeilles et des bourdons. Les baies, en revanche, sont très appréciées de plusieurs espèces de passereaux, notamment les fauvettes et les rouges-gorges, qui contribuent à la dissémination des graines. Dans les campagnes, les rameaux flexibles et solides du chèvrefeuille des haies, désigné en français sous le nom de camerisier à balais, servaient effectivement à confectionner des balais rustiques, usage qui lui a valu l'un de ses noms vernaculaires les mieux attestés.