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Melilotus altissimus

Melilotus altissimus Melilotus altissimus

Melilotus altissimus — mélilot élevé

Bisannuelle, appartenant à la famille des Fabacées. Présent dans une grande partie de l'Europe tempérée, du Royaume-Uni jusqu'à l'ouest de la Russie, il est plus strictement lié aux milieux humides que ses congénères. En France, il est répandu dans les régions de plaine, souvent associé aux vallées alluviales et aux zones à nappe affleurante. En Île-de-France, il est régulièrement signalé le long des cours d'eau et dans les bas-fonds frais.

Autour de Luzarches, c'est une plante des bords de l'Ysieux et de ses affluents, des fossés, des mégaphorbiaies et des ourlets humides en lisière. Il peut former de beaux peuplements dans les zones de transition entre milieux herbacés humides et lisières arbustives, précisément le type de contexte illustré par les photographies. Sa présence signale souvent une humidité du sol plus marquée que celle tolérée par le mélilot blanc ou le mélilot officinal.

Le port est très élancé, pouvant dépasser un mètre cinquante, avec des tiges dressées et ramifiées portant de nombreux épis floraux. Ce qui frappe d'emblée sur le terrain pour distinguer cette espèce du commun mélilot officinal est la combinaison de plusieurs caractères visibles sur les photographies. Les fleurs sont jaune vif, mais les étendards, ailes et carène sont sensiblement de même longueur, ce qui donne aux fleurs ouvertes un aspect plus compact et régulier que chez Melilotus officinalis où l'étendard dépasse nettement. Les folioles sont oblongues-lancéolées, à dents fines et régulières sur toute leur longueur, d'un vert assez soutenu, sans teinte glauque particulière. Les gousses, une fois formées, sont noirâtres à maturité et couvertes d'un réseau de nervures saillantes, critère de détermination important mais qui nécessite d'observer les fruits.

Dans la nature, sa floraison s'étend de juin à août.

Comme les autres mélilots, il dégage en séchant une forte odeur de coumarine. Cette propriété était connue des herboristes et des gens de campagne qui l'utilisaient, avec les autres espèces du genre, pour parfumer le linge ou tenir les rongeurs à distance des greniers. La distinction entre les espèces de mélilots n'était pas toujours faite dans ces usages, et les vertus attribuées à l'une étaient souvent étendues aux autres.