Myosotis sylvatica
Myosotis sylvatica — myosotis des bois
Bisannuelle ou vivace courte, appartenant à la famille des Boraginacées. Présente dans toute l'Europe tempérée, plus fréquente dans les régions à climat frais et humide, elle est indigène en France dans les massifs montagneux et les bois frais du nord et de l'est. En Île-de-France, elle est signalée à l'état sauvage dans quelques localités forestières, mais se rencontre plus souvent subspontanée à proximité de jardins ou naturalisée en lisière de bois, les graines se dispersant facilement et les populations s'établissant durablement loin de tout apport volontaire.
Autour de Luzarches, c'est dans les lisières ombragées et les sous-bois clairs sur sol frais que l'on peut espérer la rencontrer, notamment en bordure des massifs boisés environnants. Les photographies montrent une station en sous-bois avec litière, dans une végétation printanière dense qui lui convient parfaitement.
La plante forme d'abord une rosette basale bien étalée, à feuilles oblongues-spatulées, molles et couvertes de poils raides mais non piquants. Les tiges florales s'élèvent entre vingt et quarante centimètres, se ramifiant vers le haut, portant des feuilles sessiles de plus en plus étroites. L'ensemble de la plante est d'un vert moyen, légèrement grisâtre à cause de la pilosité dense qui couvre tiges et feuilles.
Les cymes scorpioïdes sont bien fournies, d'abord enroulées en crosse puis se déroulant progressivement. Les boutons sont roses ou violacés avant l'anthèse, virant au bleu ciel à l'ouverture, avec un œil central blanc entouré d'un anneau jaune vif. Ce changement de couleur entre boutons et fleurs ouvertes, bien visible sur plusieurs photographies, est un trait commun à plusieurs myosotis mais particulièrement marqué ici. Les calices sont couverts d'un duvet dense et grisâtre caractéristique.
Dans la nature, sa floraison s'étend d'avril à juin.
Myosotis sylvatica est l'ancêtre principal des myosotis de jardin, dont les formes horticoles ont été sélectionnées dès le dix-neuvième siècle pour leurs fleurs plus grandes et leur floraison abondante. La frontière entre plantes sauvages, naturalisées et échappées de culture est souvent difficile à tracer pour cette espèce en plaine, ce qui explique que les flores régionales mentionnent fréquemment sa présence avec une réserve sur le caractère indigène des populations observées.