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Picris hieracioides

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Picris hieracioides

Picris hieracioides — picris fausse épervière

Bisannuelle ou vivace de courte durée de la famille des Astéracées, la picris fausse épervière est répandue dans presque toute l'Europe, de la péninsule ibérique jusqu'en Russie occidentale, et remonte assez loin vers le nord. Elle est présente sur l'ensemble du territoire français, avec une nette préférence pour les substrats calcaires ou calcaro-argileux. En Île-de-France, elle est commune dans les coteaux secs, les pelouses calcicoles, les bords de chemins et les friches, et figure parmi les composées jaunes les plus fréquentes de la région en été et en automne.

Autour de Luzarches, c'est une plante des coteaux calcaires ensoleillés, des talus, des bords de chemins et des pelouses maigres peu entretenues. Elle s'installe volontiers sur les sols drainants, exposés au sud ou à l'ouest, et peut former des populations abondantes dans les secteurs où la végétation reste ouverte, notamment sur les marges des cultures et les accotements non fauchés. Sa présence est signalée régulièrement dans le Val-d'Oise sur ce type de milieux.

La plante est dressée, généralement entre trente et quatre-vingts centimètres, parfois un peu plus. La tige est ramifiée dans sa moitié supérieure, portant de nombreux capitules échelonnés à différents stades de développement, ce qui permet d'observer simultanément des boutons, des fleurs ouvertes et des capitules en fruits sur un même individu. L'ensemble de la plante est hérissé de poils raides et apprimés, souvent à base sombre ou rougeâtre, qui lui donnent une texture rugueuse caractéristique. Ce détail, visible à la loupe et perceptible au toucher, est commun aux deux picris présents dans la région mais s'apprécie différemment selon les espèces.

Les feuilles basales sont oblongues à lancéolées, atténuées en pétiole, à bords sinués ou faiblement dentés. Les feuilles caulinaires sont sessiles, plus étroites, légèrement embrassantes mais sans oreillettes bien marquées, contrairement à Picris echioides. Elles sont d'un vert assez franc, recouvertes de poils sur les deux faces. La distinction entre les deux picris repose notamment sur ce point, ainsi que sur l'absence chez hieracioides des grandes bractées foliacées épineuses qui caractérisent si nettement l'involucre d'echioides. Ici, l'involucre est plus étroit, ses bractées linéaires et simplement hérissées de poils raides, sans cet aspect épineux élargi.

Les capitules sont assez petits, portés sur des pédoncules grêles et hérissés. Les fleurs ligulées sont d'un jaune vif, souvent striées de rouge orangé sur la face inférieure des ligules, ce qui donne aux boutons encore fermés et aux fleurs à contre-jour une teinte cuivrée ou orangée bien visible sur le terrain. Les akènes sont surmontés d'un pappus de poils plumeux blancs formant une petite boule laineuse à maturité, moins volumineuse que celle du pissenlit mais de même nature.

Dans la nature, sa floraison s'étend de juillet à octobre.

La picris fausse épervière est l'une des espèces qui maintiennent une offre florale tard dans la saison, à une période où les pelouses calcicoles commencent à se dépouiller. Elle est régulièrement visitée par des abeilles solitaires, des bourdons et des papillons diurnes en quête de nectar en fin d'été. Sa capacité à fleurir jusqu'aux premières gelées en fait un maillon discret mais utile dans la continuité des ressources florales des milieux secs.